Une étude récente publiée dans le Journal of Physical Activity and Health révèle que l’activité physique et le comportement sédentaire varient considérablement selon le sexe et le niveau éducatif, mais moins par la présence d’une maladie chronique. L’étude, menée par des chercheurs de Karolinska Institutet, fournit des informations importantes sur la façon dont les différentes populations s’engagent dans l’activité physique et le comportement sédentaire.
L’étude a révélé que les femmes et les personnes ayant des études secondaires s’engagent dans 30 minutes d’activité physique plus légère par jour, comme la marche et le jardinage occasionnels, par rapport aux hommes et à ceux qui ont des études universitaires. Fait intéressant, ces mêmes groupes passent également environ 30 minutes de moins par jour dans des activités sédentaires, comme s’asseoir. Ces modèles étaient cohérents quelle que soit la présence d’une maladie chronique ou d’une multimorbidité (la présence d’au moins deux maladies chroniques).
Cependant, l’étude a également souligné que les personnes atteintes de quatre maladies chroniques ou plus sont particulièrement sujettes à une activité physique réduite et à une augmentation du comportement sédentaire.
« Ces résultats sont importants car ils identifient les populations ciblées lors de la promotion de l’activité physique et de la réduction du comportement sédentaire », explique Callum Regan, Ph.D. Étudiant du Département de neurobiologie, des sciences des soins et de la société et premier auteur de l’étude. «Il semble que les hommes et les personnes ayant des études universitaires puissent bénéficier d’initiatives de promotion de la santé qui encouragent les mouvements et limitent la séance.
« Les initiatives de promotion de la santé sur le lieu de travail pourraient être une option viable. De même, cette recherche peut informer les professionnels de la santé sur qui devrait recevoir un soutien supplémentaire pour rester physiquement actif – par exemple, les personnes atteintes de quatre maladies chroniques ou plus. Ce travail contribue à lutter contre le fardeau des maladies chroniques et aux efforts de couture qui favorisent l’activité physique quotidienne. »
Méthodologie d’étude
L’équipe de recherche a effectué une analyse transversale descriptive en utilisant des données de 27 890 participants de la cohorte suédoise de l’étude de bioimage cardiopulmonaire (SCAPIS). Cette cohorte comprend des hommes et des femmes d’âge moyen de la population adulte générale en Suède. Les maladies chroniques ont été identifiées à partir des registres nationaux, tandis que l’activité physique et le comportement sédentaire ont été mesurés à l’aide d’accéléromètres portés sur la hanche pendant sept jours consécutifs.
Les chercheurs ont comparé les temps moyens passés dans différentes intensités d’activité physique et le comportement sédentaire entre les personnes atteintes et sans maladie chronique ou multimorbidité, et ont davantage stratifié leurs analyses par le sexe et l’éducation.
Étapes suivantes
Les chercheurs prévoient d’explorer davantage les différences d’activité physique et de comportement sédentaire entre les personnes atteintes de maladies chroniques en utilisant des mesures autodéclarées de l’activité physique. Ces mesures fourniront des informations sur l’endroit où l’activité physique est acquise, comme pendant les loisirs, au travail et lors des déplacements. L’équipe a également l’intention d’inclure des facteurs sociodémographiques tels que le sexe et l’éducation dans leurs analyses.
Ces travaux futurs visent à découvrir qui pourrait profiter le plus de l’augmentation de l’activité physique et de la réduction des comportements sédentaires, et dans lesquels les contextes pourraient favoriser l’activité physique.
