L’aloe vera (membre de la famille des lys) est bien connue dans le monde entier pour ses diverses propriétés médicinales. Cette « boîte à médicaments » d’une plante est une plante succulente qui a besoin de très peu d’eau pour survivre. Son nom botanique est Aloe barbadensis et il est originaire d’Afrique du Sud. Il existe aujourd’hui environ 400 espèces différentes, dont beaucoup ont des propriétés similaires, selon les conditions climatiques et pédologiques.
Ingrédients actifs
L’aloe vera contient plus de 200 substances biologiquement actives différentes, la plupart d’entre elles se trouvant dans le gel interne (latex) des feuilles. Outre leur teneur élevée en eau (99 %), les feuilles contiennent plus de 75 composés médicinalement actifs, notamment des protéines, des lipides, des vitamines, des minéraux, des enzymes, des polysaccharides (polymannanes, dont l’acémannane), des acides phénoliques et organiques. Les métabolites secondaires sont les anthraquinones anti-inflammatoires, hypolipémiantes et antioxydantes.
Utilisations thérapeutiques
Guérison des brûlures et des blessures : L’aloe vera augmente le taux de guérison des brûlures et des plaies lorsqu’il est appliqué sur la zone touchée. Des recherches ont montré qu’il guérit les brûlures plus rapidement que la sulfadiazine d’argent à 1 % (un traitement pharmaceutique standard). Il est également utile pour traiter les coups de soleil et les brûlures causées par les radiations.
Système immunitaire: Le gel d’aloe vera a une forte activité anti-inflammatoire à large spectre, réduisant la production de cytokines inflammatoires tant en externe qu’en interne. Il inhibe également les voies inflammatoires de la cyclo-oxygénase (COX-1 et COX-2) dans les cellules humaines.
Système gastro-intestinal : L’aloe vera a été utilisé pour améliorer l’absorption de divers produits pharmaceutiques, en particulier chez les personnes ayant une mauvaise fonction digestive et une microflore intestinale anormale. Son activité anti-inflammatoire inhibe la migration des polypes intestinaux et des cellules cancéreuses du côlon. Les anthraquinones sont également un laxatif doux. Le gel d’aloe vera réduit les manifestations des ulcères gastriques principalement par son activité antibactérienne contre Helicobacter pylori. Il s’avère également efficace lorsqu’il est utilisé avec les antibiotiques pour cette maladie. En bouche, il réduit la douleur et l’inflammation des stomatites aphteuses récurrentes (ulcères buccaux) tout en augmentant la cicatrisation.
Syndrome métabolique : L’aloe vera contient cinq composés phytostérols qui réduisent l’accumulation de graisse viscérale, influençant positivement le métabolisme du glucose et des lipides et améliorant le transport de l’insuline. Les essais cliniques montrent qu’il peut agir en toute sécurité pour réduire à la fois le glucose et le cholestérol chez les patients diabétiques de type 2. Dans un essai, ce supplément végétal a réduit le poids corporel, la masse grasse corporelle et la résistance à l’insuline chez les diabétiques obèses précoces, montrant une amélioration de la glycémie à jeun et aléatoire. Les taux de triglycérides, de cholestérol total et de LDL ont été considérablement réduits.
Système cardiovasculaire : L’aloe vera contient des niveaux mesurables d’antioxydants, notamment de la vitamine E, des caroténoïdes, de la vitamine C et des flavonoïdes, et ces composés antioxydants et anti-inflammatoires ont une activité cardioprotectrice. Une combinaison du probiotique Lactobacillus rhamnosus et du gel d’aloe vera a montré le potentiel de réduire les taux de cholestérol élevés et ainsi de réduire le risque cardiovasculaire.
Foie: Les phytostérols contenus dans l’aloe vera ont la capacité de réguler négativement la synthèse et l’oxydation des acides gras dans le foie, réduisant ainsi la graisse abdominale et améliorant le métabolisme du cholestérol et des graisses, ainsi que de prévenir la stéatose hépatique induite par l’alcool.
Cancer: Une anthraquinone, l’aloïne, a été documentée pour ses possibilités thérapeutiques potentielles contre le cancer, montrant des effets chimioprotecteurs et réduisant l’angiogenèse. D’autres composés ont montré des effets antiprolifératifs, déclenchant l’apoptose de diverses cellules cancéreuses. La recherche a montré des effets positifs sur le cancer épidermoïde, le cancer du côlon et de la vessie, le cancer du sein, le mélanome, le cancer du poumon et les cancers neurologiques.
Activité antimicrobienne : Le gel d’aloe vera est un agent antibactérien et antifongique connu et s’est révélé efficace contre les mycoplasmes, divers types de candida, Helicobacter pylori et les bactéries à Gram positif et à Gram négatif. Les polysaccharides ont démontré une activité antibactérienne directe en stimulant les globules blancs phagocytaires pour détruire les micro-organismes pathogènes.
Activité antivirale : Les composés du gel d’aloe vera empêchent l’absorption, la fixation ou l’entrée du virus dans la cellule hôte. Ils ont une activité antivirale contre le virus de l’herpès simplex de type 2 et la grippe A et se sont révélés utiles pour améliorer le système immunitaire des personnes infectées par le VIH en augmentant les lymphocytes T CD4.
Utiliser l’aloe vera
L’aloe vera est couramment utilisé par voie topique sous forme de crème ou de gel, ou en interne sous forme de gel à boire (jus). Si vous le cultivez à la maison, utilisez le gel de feuilles sans la peau et le « jus » jaune. Malgré l’utilisation généralisée de l’aloe vera à de nombreuses fins curatives, une toxicité minime a été démontrée aux doses recommandées. L’Aloe Vera est utilisée depuis des milliers d’années pour ses multiples propriétés curatives. Ces utilisations sont aujourd’hui largement vérifiées par la recherche. Il peut s’agir d’un médicament végétal inestimable, tant en interne qu’en externe, et mérite une place dans toutes les trousses de premiers secours pour son efficacité dans la cicatrisation des brûlures et des plaies cutanées.
Lectures complémentaires
