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Accord pandémique: points clés

Accord pandémique: points clés

L'accord de pandémie de l'OMS, un accord conçu pour faire face aux erreurs commises dans le traitement de Covid-19, est soumise pour adoption mardi à l'Assemblée mondiale de la santé.

La collecte de décisions annuelle des États membres de l'Organisation mondiale de la santé examinera l'accord, qui a mis plus de trois ans à négocier.

Les détails du mécanisme central de l'accord doivent toujours être négociés d'ici mai 2026, après quoi il peut être ratifié par les pays.

Voici les principaux points de l'accord, qui compte 35 articles.

Objectif

L'objectif de l'accord pandémique de l'OMS est «le renforcement de la prévention pandémique, de la préparation et de la réponse».

Après les inégalités et les lacunes flagrantes exposées dans le traitement mondial de la pandémie Covid-19, l'accord est guidé par les principes de l'équité, de la solidarité et de la transparence.

Il indique que les décisions de santé publique face aux pandémies doivent être basées sur «les meilleures sciences et preuves disponibles».

Le respect des droits souverains des États est également une base clé, selon le texte.

Prévention et surveillance

Les pays doivent prendre des mesures progressives pour renforcer leurs capacités de prévention pandémique et de surveillance.

Sous réserve des ressources, les pays sont appelés à élaborer, à renforcer et à mettre en œuvre des plans nationaux de prévention pandémique complets.

Ils doivent renforcer la prévention des maladies infectieuses émergentes et réémergeant avec des mesures de détection et de contrôle précoces.

Cela comprendrait des choses comme l'immunisation de routine, la gestion des risques biologiques dans les laboratoires, la prévention de la résistance aux antimicrobiens et l'arrêt de la transmission des maladies des animaux aux humains.

Production locale durable

Le texte appelle les pays à prendre des mesures pour garantir une « distribution géographique plus équitable et une mise à l'échelle rapide de la production mondiale de produits de santé liés à la pandémie » comme les vaccins.

Il nécessite également un «accès plus durable, opportun et équitable à ces produits» et à que les pays «réduisent l'écart potentiel entre l'offre et la demande pendant les urgences pandémiques».

Transfert de technologie

Le transfert de technologie et de savoir-faire nécessaire pour produire des produits de santé liés à la pandémie, en particulier dans les pays en développement, avait été un point de collision majeur pendant les négociations.

Certains pays plus riches, notamment ceux où ces produits sont actuellement produits, ont rejeté l'idée que de tels transferts devraient être obligatoires.

Le texte convenu appelle plutôt les transferts à entreprendre sur des conditions « mutuellement convenues ».

Il appelle à l'utilisation de mesures et d'incitations, y compris des accords de licence et des conditions favorables liées à des choses comme le financement et les réglementations pour promouvoir le transfert de technologie.

Il vise également à promouvoir le transfert de technologie et de connaissances vers des centres régionaux ou mondiaux reconnus coordonnés par l'OMS.

Accès aux agents pathogènes, partage de prestations

Le cœur de l'accord est le système d'accès aux agents pathogènes (PABS) proposé – une nouvelle plate-forme permettant le partage rapide des données des agents pathogènes avec les sociétés pharmaceutiques, ce qui leur permet de commencer à travailler rapidement sur des produits de lutte contre la pandémie.

En vertu de la PAB, les pays s'engageront à partager rapidement des données sur les agents pathogènes problématiques émergentes, tandis que les vaccins et autres produits de santé dérivés de l'accès à ces informations seraient partagés sur une base plus équitable.

Le texte appelle les fabricants participants à mettre à la disposition de l'OMS à la vitesse « 20% de leur production en temps réel » de produits de santé liés à la pandémie, y compris « un seuil minimum de 10% » sous forme de dons, et le reste « réservé à des prix abordables » pour l'agence de santé des Nations Unies.

Toute entreprise peut participer, même si son siège social se trouve dans un pays qui n'est pas un État membre de l'OMS.

Les détails du mécanisme doivent encore être négociés et mis en annexe d'ici mai 2026. Pour y parvenir, un groupe de négociation intergouvernemental doit commencer à se rencontrer avant le 15 juillet.

Une fois l'annexe finalisée et approuvée, l'accord peut être ouvert à la ratification par les pays. L'accord entre en vigueur après 60 ratifications.

Chaîne d'approvisionnement et logistique

Dans une tentative de lisser les défauts exposés par Covid-19, une chaîne d'approvisionnement mondiale et un réseau logistique seront créés pour un accès équitable, opportun et abordable aux produits de santé liés à la pandémie.

Pendant les urgences pandémiques, les pays devraient prioriser le partage des produits de santé liés à la pandémie via le réseau afin d'assurer une distribution équitable en fonction des risques et des besoins en santé publique.

La structure et les modalités opérationnelles du réseau doivent être coordonnées par l'OMS.

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