par Jane Fletcher, Braden Manns, David Campbell et Reed F Beall, la conversation
Malgré l'engagement du Canada envers les soins de santé universels, un Canadien sur 20 ne peut pas se permettre leurs médicaments prescrits, les habitants de l'Alberta, du Nouveau-Brunswick et de la Colombie-Britannique étant les plus susceptibles de dire qu'il manque des doses en raison de coûts.
Lorsque les gens sautent des médicaments, cela conduit à plus de visites aux urgences, à des séjours à l'hôpital coûteux et à une bonne santé.
Assurer que les gens ont une couverture pour les médicaments essentiels sont cruciaux. En octobre 2024, le Canada a fait un pas en avant lorsque le projet de loi C-64, ou la Loi sur le pharmacare, a obtenu un assentiment royal et est devenu loi.
La loi couvrira les contraceptifs pour neuf millions de Canadiens, aidant à la planification familiale et à la gestion des conditions comme l'endométriose et le syndrome des ovaires polykystiques.
Il couvrira également les médicaments contre le diabète pour les 3,7 millions de Canadiens vivant avec la maladie – critique pour gérer la glycémie et prévenir des complications comme la cécité, l'insuffisance rénale, les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux.
Malgré cet adoption historique de la législation sur la pharmacare, son déploiement reste incertain. Les prochaines étapes du gouvernement sont compliquées par la Constitution Act de 1867, qui a accordé la compétence des provinces sur les soins de santé.
Le gouvernement fédéral doit désormais négocier des accords avec chaque province pour mettre en œuvre le plan – une tâche rendue plus difficile car la couverture des médicaments varie considérablement dans tous les domaines du Canada. Sans coopération complète, l'impact de Pharmacare pourrait être limité, les lacunes de couverture persistant pour des millions de Canadiens.
Le chef conservateur Pierre Poilievre a également déclaré qu'il allait réduire le pharmacare.
La couverture diffère entre les provinces
Dans de nombreuses provinces, y compris la Colombie-Britannique, la Saskatchewan, le Manitoba, l'Ontario, la Nouvelle-Écosse, l'EPI et la Terre-Neuve et le Labrador – la couverture de Pharmacare est fournie universellement des franchises basées sur le revenu. Cela signifie que la couverture provinciale n'apparaît qu'après qu'un individu a atteint un seuil de dépenses en médicaments. Ce seuil varie selon l'âge et le niveau de revenu.
L'Alberta et le Nouveau-Brunswick utilisent des systèmes premium, nécessitant des frais d'adhésion mensuels.
La plupart des provinces utilisent également des co-paiements, ce qui signifie que les gens doivent couvrir une partie du coût de chaque ordonnance, par exemple, 20% à 30% du coût total, ou des frais forfaitaires de 5 à 10 $. Seul le Québec oblige une couverture d'assurance sur ordonnance, en privé ou par le biais de son plan public.
Actuellement, un majeur majeur de la quantité de Canadiens qui paient pour leurs médicaments est arbitraire – il s'agit de savoir où on vit. Par exemple, un jeune Albertan vivant avec le diabète et les maladies cardiaques qui gagne 14 000 $ devraient payer 1 000 $ par an pour les médicaments. En Ontario, cette même personne ne paierait que 100 $.
De telles différences peuvent influencer où les gens choisissent de vivre et peuvent entraver la mobilité de la main-d'œuvre interprovinciale. C'est une force motrice derrière la poussée de Pharmacare – assurer un accès gratuit aux médicaments les plus importants, peu importe où quelqu'un vit.
Une opportunité pour National Pharmacare
Pharmacare aurait pu être mis en œuvre à l'échelle nationale, comme pour le plan de soins dentaires canadiens, offrant une couverture fédérale pour les médicaments essentiels comme les contraceptifs et les médicaments contre le diabète, tandis que les assureurs et les plans provinciaux couvrent le reste.
Cela aurait été une approche simple qui aurait permis des changements futurs et aurait pu être mis en œuvre par les provinces, tout comme les vaccins – versés pour utiliser les numéros de santé provinciaux des gens, évitant la difficulté de recruter des personnes dans un nouveau plan.
Mais dans les jours décroissants du gouvernement fédéral libéral actuel, il semble que la direction choisie a été de négocier des accords distincts avec chaque province et territoire pour établir une norme minimale.
Le mouvement dans cette direction a déjà été vu en Colombie-Britannique, au Manitoba et à l'EPI où des accords ont déjà été conclus avec le gouvernement fédéral, tandis que d'autres provinces restent en pourparlers.
Le rythme de ces accords reste incertain, et on ne sait pas quand – ou si – toutes les provinces et territoires se connecteront.
La lutte pour Pharmacare n'est pas terminée
Alors que le Canada fait ses premiers pas vers Pharmacare, de nombreuses questions demeurent. Pour les provinces ayant des franchises basées sur le revenu, la franchise se déplacerait-elle simplement vers d'autres médicaments, ce qui signifie que les personnes souffrant d'autres conditions de santé n'économiseront pas vraiment sur leurs coûts de médicaments globaux chaque année?
Pour ceux qui ont une couverture premium, comment ceux qui ne s'inscriraient pas à la couverture d'accès au plan public? Comment cela serait-il déployé dans le Québec où une forme de couverture de médicaments est déjà obligatoire?
La pression pour la couverture universelle des médicaments au Canada remonte à des décennies. Lorsque Medicare a été recommandé pour la première fois en 1964 par la Commission du Hall, il comprenait une proposition de couverture universelle des médicaments qui n'a finalement jamais été mise en œuvre.
Au cours des décennies, plusieurs rapports, y compris le rapport Kirby 1999 et le rapport Pharmacare for All 2019, ont appelé à sa mise en œuvre.
Des organisations comme la Canadian Medical Association et l'Association des infirmières canadiennes ont également souligné son importance. Pourtant, malgré des décennies de plaidoyer, le Canada est resté le seul pays avec un système de santé universel qui ne fournit pas de couverture médicamenteuse complète.
Avec des négociations sur Pharmacare officiellement en cours, son succès dépendra de la coopération fédérale-provinciale, qui a été de plus en plus tendue ces dernières années. L'avance Pharmacare est dans le meilleur intérêt des Canadiens, en particulier pour les 7,5 millions de personnes qui ne peuvent pas se permettre les médicaments que leur médecin prescrit.
La question est maintenant de savoir si les gouvernements agiront rapidement pour mettre en œuvre Pharmacare, ou si des obstacles politiques retardront encore l'accès aux médicaments vitaux.
